Les questions sur le développement durable se renouvellent sans cesse, la pollution liée aux rejets de CO2 par les transports est une des principales raisons. Beaucoup de recherches sont en cours sur ce thème dans le but d'innover et de réduire les rejets de pollution. Ainsi nous allons étudier dans cette partie et la partie suivante, les deux solutions les plus envisageables actuellement.
2) Les différents biocarburants
a) Les Biocarburants oléagineux (huiles)
Les biocarburants oléagineux sont fabriqués à partir d’huiles végétales comme l’huile de colza, de tournesol, ou bien d’arachide. Ce biocarburant est fabriqué grâce à un procédé de transestérification. C’est une technique où les huiles végétales sont mélangées à froid à un alcool (l’éthanol en l’occurrence). Cela se fait en présence de catalyseur (substance qui augmente la vitesse d’une réaction chimique). D’autre part ce biocarburant aussi appelé EMVH (Esther Méthylique d’Huiles Végétales) peut être utilisé en mélange dans les moteurs diesel.
b) Les Biocarburants éthyliques (alcools)
Les biocarburants éthyliques sont obtenus grâce à la fermentation de sucre qui se trouve dans les plantes comme le maïs, la betterave, les céréales le bois ou la paille. Grâce à cette fermentation nous obtenons de l’alcool ou plus précisément du biocarburant éthylique. On peut mélanger les biocarburants éthyliques au pétrole.
c) Les Biocarburants gazeux (méthane)
Le biogaz est fabriqué à partir de la fermentation des matières organiques ou végétales lorsqu’il y a absence d’oxygène. Il est composé en majorité de méthane (de 50 à 90 %), de dioxyde de carbonne, d’eau et de sulfure d’hydrogène (H2S). Le biogaz peut être utilisé pour remplacer l’essence dans les moteurs à explosion.1)Pourquoi les biocarburants sont-ils rentables ?
Le prix de revient (prix de fabrication*) du pétrole est actuellement élevé et il n’est pas compétitif par rapport a celui des biocarburants. Par exemple au Brésil la fabrication est économiquement rentable car le prix de revient de l’Ethanol à base de sucre est de 0,20 € à 0,25 € le litre. Le prix de revient de l’essence est de 0,32 € quand le baril (159 litres) est à 60 $. De plus il reste plus rentable d’un point de vue écologique puisque l’éthanol fournit 8 fois plus d’énergie qu’il n’en requiert, ce qui permet une réduction de CO2 estimé à 70 % selon certains scientifiques. Ainsi les Biocarburants permettent une réduction des émissions de gaz à effet de serre par rapport aux carburants utilisés habituellement.
D’autre part, on peut mélanger les biocarburants aux carburants actuels, si le mélange n’est pas en excès alors il ne cause pas de dommage particulier sur les moteurs.
a) Le Brésil : Un pays précurseur dans ce domaine.
Le Brésil est le plus grand producteur et aussi le plus grand exportateur d'éthanol dans le monde. Dans un premier temps étudions rapidement les ressources agricoles de ce pays: La superficie de terres agricoles équivaut à 90 millions d'hectares. Le Brésil est le premier producteur de sucre au monde (16 % de la production mondiale), 2éme pour la production de soja et 3 éme dans la production de mais.
En 2006 le Brésil a produit 16,3 milliards de litres d’éthanol ou 40 % de la consommation mondiale. On constate donc que des moyens sont mis en place afin de diminuer l'utilisation des sources d'énergies coûteuses et non renouvelables comme le pétrole.
b)Le parc automobile brésiliens.
Au Brésil la demande d'éthanol est très forte. Cela est principalement dû à son parc automobile qui compte quelques millions de véhicules "flex fuel". Les voitures "flex fuel" sont capables de fonctionner avec n'importe quel mélange d'essence ou bien d'éthanol. Ces véhicules ont connu un véritable succès commercial puisque en 2010 il s'est vendu plus de 10 millions de véhicules ce qui représente autour de 15 % du parc automobile brésiliens.
Cela confirme que le Brésil est bien un pays précurseur dans le domaine du biocarburant.
3) Les répercussions des biocarburants.

Les biocarburants se présentent comme une alternative future au pétrole, mais ils entrainent dés à présent de nombreuses répercussions économiques et écologiques dans le monde.
Deux systèmes de production agricole sont en place :
Deux systèmes de production agricole sont en place :
· La production agroalimentaire qui est destinée a l’approvisionnement alimentaire des hommes,
· Et la production d’agrocarburant qui vise essentiellement la production de carburant a base végétale.
La sous-alimentation (insuffisance d’alimentation entrainant un affaiblissement de l’organisme) d’un certain nombre de personnes dans le monde est une des conséquences de la concurrence entre deux systèmes de production. En effet des millions d'hectares sont accordés a la production de biocarburants. (De plus cela favorise la spéculation des matières premières) . Plus de 1 milliard de personnes sont sous-alimentées dans le monde. (constat de la FAO Organisation de l’Alimentation et de l’Agriculture des Nations Unies). La crise alimentaire et l’augmentation des cours de denrées alimentaires dans les pays expliquent ce nombre.
D’autre part, pour pouvoir faire un plein de biocarburant une grande quantité de matière végétale est nécessaire. Par exemple il faut au moins 200 kg de maïs pour produire 50 litres de biocarburants. C’est la quantité suffisante pour nourrir une personne pendant un an. Rien qu’aux Etats-Unis, les céréales cultivées pour produire des biocarburants sont suffisantes pour nourrir des millions de personnes. D’après Jean Ziegler qui est un ancien rapporteur de l’ONU pour le droit à l’alimentation, celui-ci qualifie la situation de « crime contre l’humanité ».
Depuis la forte hausse de ces dernières années sur les prix des produits alimentaires le nombre de personnes sous alimentées a augmenté de 75 millions de personne.
La Banque Mondiale reconnaît que les biocarburants ont provoqué une hausse de 75 % des cours sur le marché alimentaire.
La Banque Mondiale reconnaît que les biocarburants ont provoqué une hausse de 75 % des cours sur le marché alimentaire.
En conclusion les biocarburants ne règlent pas les problèmes énergétiques mais affament le monde. Les hausses de prix sur les produits alimentaires sont subventionnées par les Etats. La production de biocarburant ne s’arrêtera pas d’ici la fin du pétrole. Ainsi le monopole des agrocarburants dans le secteur énergétique nous amène à faire un choix. Nous devons donc décider entre les soifs des moteurs et la survie des gens. C’est pourquoi il est apparemment impossible pour les biocarburants de trouver une solution viable à la fin du pétrole. Il existe cependant d’autres alternatives que nous allons étudier dans la partie suivante, comme la voiture électrique.



